Outils personnels

Aller au contenu. | Aller à la navigation

Vous êtes ici : Accueil Accueil Services communaux Urbanisme Patrimoine

Patrimoine

Patrimoine reconnu… et patrimoine potentiel

 

Uccle possède de nombreux bâtiments et sites bénéficiant de mesures légales de protection patrimoniale (« classement » ou mise sur la « liste de sauvegarde »).

 

  • Il s’agit d’abord de bâtiments fort anciens : par exemple le château Papenkasteel et le moulin du Neckersgat.
  • Mais aussi de quelques réalisations du début du XXè siècle telles que la célèbre maison Bloemenwerf de l’architecte Vandevelde.
  • Et également de sites semi-naturels où nature et action de l’homme se sont conjuguées pour préserver qualité paysagère et richesse biologique : notamment le Kauwberg et le chemin creux du Crabbegat.

Tous s’accordent pour souhaiter que soient préservés, dans le meilleur état possible, ces témoins précieux de notre passé dont la qualité a été officiellement reconnue. Une vigilance toute particulière s’impose pour l’instruction des demandes de permis d’urbanisme qui concernent leur rénovation, ou leur transformation en réponse à de nouveaux besoins. Il revient aux pouvoirs publics d’assumer cette responsabilité, au nom de l’intérêt collectif.

Plus délicat se pose le problème des réalisations architecturales plus récentes qui ne font encore l’objet d’aucune mesure de protection légale.

chantemerleLa question n’est pas tant de savoir si l’on aime ou l’on n’aime pas leur style mais bien de déterminer celles de ces œuvres qui méritent d’être épinglées comme particulièrement représentatives de la créativité d’une époque. Car on ne peut pas tout classer : le classement perd de sa crédibilité s’il est généralisé !
Or, nous manquons de recul ; notre regard n’est pas guidé par les références culturelles qui balisent nos jugements sur les réalisations plus anciennes.

Le problème s’est posé récemment, avec acuité, face à une demande de démolition d’une maison intéressante des années 60 (œuvre de l’architecte J.Dupuis), pour y substituer un projet architectural de qualité, conforme au PPAS en vigueur.

Le Collège communal n’a pris sa décision qu’après mûre réflexion. Il a d’abord tenu à s’informer et à confronter, le plus objectivement possible, les arguments du demandeur et ceux des opposants à la démolition (qui se sont exprimés dans le cadre d’un débat très riche).

Trois aspects essentiels ont été pris en compte dans l’analyse urbanistique de ce dossier :

  • les caractéristiques de cette maison Dupuis et sa place dans l’œuvre de l’architecte ;
  • le nouveau projet d’architecture contemporaine présenté ;
  • et enfin les possibilités de transformation de la maison existante, en réponse à un programme d’aujourd’hui plus exigeant en matière de confort.

La décision a finalement été prise de délivrer le permis demandé. Car refuser la démolition c’était, en même temps, devoir envisager de permettre une transformation de la maison Dupuis : en effet, le PPAS en vigueur donne au demandeur le droit de disposer d’une surface d’habitation largement supérieure à celle de la maison existante. Une telle extension aurait inévitablement altéré l’intégrité de l’œuvre d’origine, qui en est la qualité première.

Simultanément, sur proposition de l’échevinat de l’urbanisme, le Collège ucclois a pris la décision d’analyser les réalisations architecturales construites sur notre commune pendant la période des années 50 et 60. L’objectif est d’épingler celles qui mériteraient une protection légale, et cela avant que ne se pose le problème d’une demande de permis à leur sujet.

Nous avons la volonté d’assumer le plus rapidement possible cette responsabilité patrimoniale, avec discernement et en collaboration avec tous les citoyens intéressés.

Actions sur le document